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Singulièrement, la majorité municipale propose de donner le nom de Louis RENAULT- le constructeur automobile - à une rue de la ville ( délibération 40 du Conseil Municipal du 29 /06/2010 ) ; suite à l’ intervention de Rose LUCY - pour le groupe de l’ opposition - Madame DARRIEUSSECQ décide de retirer immédiatement cette proposition .

Nous vous communiquons le texte de notre intervention :

 

« Je souhaiterais intervenir avec une certaine gravité au sujet de la proposition de délibération 40 aux termes de laquelle votre majorité municipale propose le nom du constructeur automobile Louis RENAULT pour une rue de la ville.

Madame La Maire , vous êtes une femme politique et vos propositions ont toujours un sens très politique .

Vous le savez , le choix de Louis RENAULT est un choix polémique , ambiguë même …

Je lis le dictionnaire le petit ROBERT :« RENAULT Louis , industriel français ( 1877 -1944) après avoir construit sa première voiture , il fonda avec ses frères l’usine RENAULT à BILLANCOURT .Après la première guerre mondiale , au cours de laquelle l’usine RENAULT produisit un modèle de tank léger et des moteurs d’avion, elle prit progressivement la première place du marché de l’automobile. Les usines RENAULT ayant travaillé pour le compte de la WEHRMACHT lors de la deuxième guerre mondiale , Louis RENAULT fut inculpé et ses usines nationalisées devenant la régie RENAULT »

Personne aujourd’ hui , aucun historien , ne peut établir avec certitude - et je me garderai de le faire - si Louis RENAULT a été un collaborateur , s’ il a mis son industrie au service de l’ennemi ou s’ il a été injustement accusé dans un procès d’ épuration .

Quoiqu’ il en soit , un témoin de l’époque et pas n’ importe lequel puisqu’ il s’ agit du général de GAULLE , qui présidait alors le gouvernement provisoire de la République Française prononce la dissolution de la société RENAULT et sa nationalisation en relevant le motif de collaboration avec l’ennemi .

Plus tard , une tentative de réhabilitation adressée auprès du garde des sceaux Robert BADINTER resta lettre morte .

Je crois que le conseil municipal de Mont-de-Marsan n’a pas à faire œuvre d’ historien .

Aujourd’ hui le choix de Louis RENAULT est forcément trouble, il est empreint d’ ambiguïté.

A l’ instant de la délibération , nous ne pouvons pas dire que Louis RENAULT soit un exemple édifiant pour les jeunes montois.

Nous devons nous abstenir , c’est notre devoir d’ élus , laissons les historiens faire leur œuvre .

A moins … que se soit une volonté politique de votre part .

Je vous laisse juge .

Notons que même la ville de PARIS n’ a jamais donné le nom de Louis RENAULT – le constructeur automobile – à une rue de la capitale .

Seule une rue s’appelle « professeur Louis RENAULT , juriste et prix nobel »

Pour ma part , je vous propose les noms sans ambiguïté de Lucie AUBRAC ou de Germaine TILLON pour honorer les rues de notre ville » .

L'opposition veut que la Ville se porte acquéreur pour y faire des logements. La mairie veut des logements aussi mais pas forcément acheter

Y a t-il de bonnes et de mauvaises polémiques ? La question ne figurait pas parmi les sujets traités, jeudi, pour l'épreuve de philosophie du bac mais elle vaut au sein du Conseil municipal montois.

À tort ou à raison, l'opposition semble avoir tranché. Une bonne petite polémique, ça ne peut pas être mauvais. Ainsi le devenir de la maison d'arrêt de la rue Dulamon. Cela peut sembler anecdotique (encore que) mais ça renvoie à la volonté de l'équipe Darrieussecq, inébranlable jusqu'alors, de ne pas augmenter les impôts et donc de manquer de force de frappe financière.OAS_AD('Position1');

L'ancienne prison, vide depuis décembre 2008 et l'ouverture du centre pénitentiaire de Pémégnan, appartient au ministère de la Justice. Elle fait partie des biens que l'État met en vente et dont la liste a été communiquée la semaine dernière. À Mont-de-Marsan, y figurent également deux autres immeubles. L'un, situé au 50, rue Dulamon, appartient également au ministère de la Justice, l'autre, implanté au 14, rue des Boulevards, est propriété du ministère du Budget.

« Ça va aller vite »

La Direction des finances publiques, ex-Trésorerie générale, est en charge du dossier de cession. Elle est en cours de négociation avec la Sovafim, un opérateur de l'État lié au ministère de la Justice et spécialisé dans la revente de prisons. Quelque chose comme une interface État-privé. Outre Mont-de-Marsan, elle devrait être chargée de celle de Châteauroux. « Les négociations n'ont pas encore abouties avec la Sovafim », explique-t-on à la direction départementale (DDFP). Compte tenu du calendrier annoncé la semaine passée par le ministère du Budget, l'État veut avoir cédé ce bien en 2011. « Cela va aller vite », confirme la DDFP qui précise néanmoins que l'inscription aux Bâtiments historiques sera « un problème majeur ».

Pour le 50 de la rue Dulamon, la DDFP n'a pas encore été saisie. Pour le 14, rue des Boulevards, l'affaire est quasi faite. « C'est beaucoup plus rapide puisque ce bien appartient au ministère du Budget. Nous avons effectué plusieurs visites avec des acheteurs potentiels. » La vente devrait être conclue d'ici la fin juin.

Quartier à revivifier

Le groupe Ensemble pour Mont-de-Marsan a écrit cette semaine un courrier au maire pour lui souffler que ce serait une bonne idée d'acquérir ces bâtiments. L'opposition rappelle que deux de ces édifices sont situés dans le quartier de la Madeleine qui aurait bien besoin d'être revivifié. Elle signale aussi que, même si la prison n'est pas dans le périmètre de « Mont-de-Marsan Historique », l'équipe Labeyrie avait réfléchi à sa reconversion. Jean-Michel Carrère, seul ancien de l'actuel groupe d'opposition, se souvient. « La réflexion englobait également le tribunal dont le déménagement était déjà annoncé. Nous avions aussi pensé à percer l'impasse Molière pour la faire déboucher sur la rue Dulamon. L'avenir de la maison d'arrêt vaut la création d'un comité ad hoc. »

Alain Baché, membre de la commission urbanisme au même titre que Jean- Michel Carrère d'ailleurs, abonde : « Il est nécessaire que la Ville se porte acquéreur de ce bien, au besoin en se faisant aider par l'Établissement public foncier. »

100 000 à 150 000 euros

Acheter d'accord, mais pour quoi faire donc ? « Des logements. Le centre- ville doit accueillir davantage d'habitants. » C'est amusant puisque c'est aussi l'idée de la mairie. « On y verrait bien des logements », livre Hervé Bayard, l'adjoint en charge du dossier. « Avec au rez-de- chaussée, une surface commerciale et/ou un équipement public. En intégrant au programme la maison des associations mitoyenne afin de traiter l'îlot dans son entier. » Visiblement, les deux parties n'ont jamais discuté ensemble de la question.

Le prix de la maison d'arrêt est abordable. Entre 100 000 et 150 000 euros. Mais les travaux seront pharaoniques. Tout est à jeter et donc à évacuer. Prévoir donc des norias de camions sur des axes stratégiques et forcément très empruntés. Sans compter que quand on dit tout, c'est faux. Les Bâtiments de France ont protégé la façade, la toiture et une partie du bâtiment lui-même (lire ci-dessous).

Est-ce à la Ville d'acheter ? La tendance du moment est davantage à la vente d'édifices lui appartenant qu'à l'achat de biens immobiliers supplémentaires. Surtout dans cette partie du centre-ville où elle en possède déjà beaucoup. « Ce serait le signe d'une politique volontariste, courageuse et novatrice », clame Alain Baché, pas avare d'adjectifs. « Si on veut faire du logement, que ce soit en location ou en accession à la propriété, les prix seront assurément plus élevés avec un privé. Et la priorité est de servir l'intérêt collectif, pas de faire de l'argent. »

Hervé Bayard fait dans l'énigme. « Je ne peux pas dire qu'on ne va pas acheter, ni non plus qu'on va acheter. » Le syndrome Domenech, peut-être ?

Les Montois et les élus de l’opposition du conseil municipal ont eu la surprise de recevoir la visite commandée du directeur de cabinet de madame la Maire qui fit une intervention bruyante lors de la 2ème réunion publique organisée à la salle Georges Brassens à Mont-de-Marsan le 25/05/2010.

Étonnant mélange des genres et piétinement par la mairie de l’ usage républicain qui veut que chaque acteur de la vie publique laisse - pendant le mandat - son contradicteur s’exprimer librement en toute responsabilité devant les citoyens.

La règle est posée , ces moments de la vie publique sont ceux du dialogue entre les élus et les citoyens.

C’est pourtant simple … sauf à Mont-de-Marsan .

Toute proportion gardée …Imaginez - vous , Monsieur Henri Guaino ( membre du cabinet du Président SARKOZY) s’ inviter à une réunion publique de Martine AUBRY , se lever , fendre la foule et apporter bruyamment la contradiction ?

Non, bien sur ! Cette vision est totalement surréaliste dans un pays de tradition républicaine .

Et bien , chers Montois , ce que les collaborateurs du chef de l’ État ne se permettent pas , monsieur ARA ( directeur de cabinet de madame DARRIEUSSECQ ) le fait !

Visiblement, pas un espace de la vie publique de Mont-de-Marsan ne doit échapper à la stratégie de surveillance de la mairie .

Madame la Maire, contrôlez … vos collaborateurs !

Votre opposition - au même titre que votre majorité - est constituée d’ élus responsables de leurs actes et de leurs paroles .

Ces élus ne sauraient être contrôlés par un directeur de cabinet qui n’a d’autre légitimité que celle de votre service.

Les orientations politiques sont divergentes , il faut l’accepter car c’est la richesse de notre démocratie.

En revanche - nous prenons les Montois à témoin - nous devons être d’accord sur le socle commun , c’est à dire sur la règle du jeu qui permet de vivre ensemble dans le respect de nos différences.

Alors , à l’avenir , évitez ces tristes commandos qui s’achèvent en pantalonnade .

Les Montois ne s’ y sont pas trompés , cette funeste expédition de monsieur le directeur de cabinet s’est terminée en HARAKIRI.

L'opposition municipale organise des réunions publiques pour livrer son analyse du bilan du maire. Sans surprise, les critiques pleuvent.

Le maire, ce sont les dames qui en parlent le mieux. Et elles ont la dent dure. On a pu le constater mercredi dernier mais ce sera sans doute la même musique ce soir (1), second épisode consacré par l'opposition municipale au bilan des deux ans de mandat de Geneviève Darrieussecq.

Ainsi Ségolène Dauga, chargée d'aborder le chapitre démocratie. La jeune femme parle d'une « gouvernance démocratique de façade ». « La concertation oui, mais on décide d'abord. » Des exemples ? Les clubs du 3e âge, l'école du Manot, le camping municipal, les travaux dans les quartiers…

 

Rose Lucy se montre plus incisive encore. Plus sarcastique aussi. Elle parle d'une « frénésie de candidatures » aux élections régio- nales, aux législatives, aux municipales, à la présidence de la communauté d'agglomération, de nouveau aux régionales. « En 2011, ce sera pourquoi pas aux cantonales et aux sénatoriales, en 2012, elle ira de nouveau aux législatives. Au rythme où elle va, elle va se présenter aussi à la présidentielle. Et toujours évidemment sans faire de politique. »

À peine le temps de souffler et la grêle reprend. « Avec elle, c'est adieu l'intérêt général et vive ma carrière. Notre ville a pourtant besoin d'un maire qui s'occupe d'elle, pas qui fait semblant de le faire. » La salle du Petit-Bonheur, emplie d'une petite centaine de militants de gauche, applaudit le réquisitoire qui conclut une réunion ouverte une heure et demie plus tôt par Renaud Lagrave, premier secrétaire du PS landais et porte-parole de l'opposition.

« Difficile à 8 contre 27 »

L'ordre du jour, « critiquer le bilan Darrieussecq », a été traité de façon classique mais efficace. Chacun des huit conseillers municipaux de gauche a choisi un thème qu'il décline avec plus ou moins de verve et de pugnacité.

Avant Rose Lucy et Ségolène Dauga et après Renaud Lagrave qui s'est chargé de l'introduction, Alain Baché, Michèle Péguy, Abdallah El Bakkali, Sophie Avant mettent leur grain de sel, voire de poivre. « C'est difficile dans le contexte actuel d'être élu d'opposition », livre Alain Baché en préambule. « On essaye de mener le combat mais c'est difficile à 8 contre 27. »

Son exposé à lui porte notamment sur le quartier nord. « Un dossier qui a pris beaucoup de retard, qui a du plomb dans l'aile et manque d'ambition politique. » Y compris le « bling-bling » prévu pour l'îlot Rozanoff.

Quartier nord, Manot…

Michèle Péguy, membre de la commission scolaire municipale, intervient en bonne logique sur l'école du Manot. Elle est en rogne sur la forme et sur le fond. Sur la forme, « ils ont fait semblant de consulter et en Conseil municipal, ils ont ricané et se sont moqués de nous ». Sur le fond, « jamais l'Inspection d'académie n'a demandé la fermeture de cette classe atypique ». « Elle n'est fermée que pour des raisons de rentabilité. »

Elle fait aussi état d'une « rumeur » concernant une possible fusion des écoles de l'Argenté et du Peyrouat. Et d'un « bruit » qui court sur la fin de la gratuité de la garderie.

Abdallah El Bakkali embraye sur la politique sportive. Il ne goûte guère les 2,3 millions d'euros de travaux dont a bénéficié le stade Guy-Boniface, soit « l'équivalent de 22 points de fiscalité », et appelle de ses vœux un street-park. Un équipement qui selon lui collerait mieux aux souhaits des jeunes Montois que le Festival des sports extrêmes. « Le Fise a coûté l'an passé 120 000 euros avec à l'arrivée un déficit de 50 000 euros. Avec guère plus d'argent, on pourrait avoir un street-park. »

Pour faire bon poids, Sophie Avant regrette qu'« à périmètre constant, le total des subventions aux associations a baissé ». Si ce soir, les oreilles des élus majoritaires sifflent de nouveau, on saura pourquoi.

(1) Ce soir à partir de 19 heures, à la salle Georges-Brassens.

 

Madeleine s'embourgeoise ?

C'est à Jean-Michel Carrère, ancien de l'équipe Labeyrie, spécialiste en fêtes et en tourisme, qu'échoit le privilège d'aborder la question des fêtes de la Madeleine. D'abord, il compare les budgets de la feria 2009 avec celui de 2007. En 2009, il a calculé que les fêtes ont coûté 250 000 euros pour cinq jours alors qu'en 2007, c'était 106 000 euros pour sept jours. Cette comparaison lui inspire le commentaire suivant :

« Madeleine, c'est devenu beaucoup plus champagne et petits fours que sandwiches et rosé. Ce sont des fêtes populaires qui deviennent bourgeoises. »

Pour l'édition prochaine, il pronostique « des surprises désagréables » et annonce : « Le plus grave est à venir. » On devrait en savoir plus sous peu car si tous les détails ne sont pas encore calés, les grandes lignes sont tirées.

De façon plus générale, le conseiller socialiste se gausse. « Darrieussecq annonçait durant sa campagne "les Montois seront les bâtisseurs de leur ville", nous, on sait qui sont les démolisseurs. »

Pour protester contre la fermeture de la classe unique, les élus de gauche sont allés jusqu'au clash.

N'allez surtout imaginer que c'est pour aller écouter Raymond Domenech annoncer la fin des espoirs de quelques stars du ballon rond que l'opposition a « marqué le coup »…

Ne riez surtout pas (comme Bertrand Tortigue ne s'en est ostensiblement pas privé…), c'est un sujet beaucoup plus sérieux que la liste de 23 footballeurs en partance pour l'Afrique du Sud. Même si c'est aussi une affaire de sous, plus ou moins gros bien sûr…

 

L'opposition municipale a donc frappé fort, hier soir, quand est venue sur la table la délibération numéro 16, celle concernant l'avis que devait donner le Conseil sur la fermeture de l'école du Manot.

Arguments budgétaires ?

Eliane Darteyron, l'élue en charge du dossier, avait pourtant préparé une belle prose. Échaudée par les tours pris lors des différentes réunions entre parents, enseignants et autres intervenants sur ce dossier brûlant, elle avait même « anticipé toutes les objections en soignant son propos », comme le reconnaîtra elle-même Michèle Peguy, enseignante et première intervenante sur la question pour l'opposition. « Il n'empêche, je ne peux vous laisser raconter n'importe quoi : il n'y a pas eu de réflexion collective concernant cette fermeture. » Et sans (trop) rentrer dans le débat pédagogique intéressant mais sans fin de la classe unique, l'élue de gauche de résumer la pensée des siens : « Vous savez bien que vos seuls arguments sont budgétaires. »

Comme elle en avait au préalable appelé « à l'intime conviction et au libre-arbitre » des élus de la majorité, on vous laisse imaginer avec quels éclairs dans les yeux les deux camps s'observaient avant le dernier round.

Lequel ne tardait plus. Malgré les quinze délibérations déjà votées et les dix à venir (lire notre édition de demain), le clash pointait. Surtout après l'intervention de Geneviève Darrieussecq, toujours droite dans ses bottes : « On prend nos responsabilités, on le dit, on le fait : nous sommes contraints sur le plan budgétaire à trouver des solutions. »

Des mots qui finissent de fâcher une opposition qui avait calculé son coup, les propos de leur porte-parole Renaud Lagrave ne laissent pas de doutes : « On ferme une école maternelle, un service public gratuit… Nous vous demandons donc de surseoir à la fermeture de cette école en attendant la concertation demandée par les acteurs du monde de l'éducation et de trouver les moyens financiers de la garder ouverte. Si vous maintenez cette délibération, nous serions amenés à quitter la séance. »

« Pour des guignols ! »

Un rien interloquée, Madame le maire pouvait toujours s'étonner, elle qui avait agi de la sorte à ses débuts à la CAM, quittant une séance devant le refus du président Jean-Pierre Jullian de retirer une délibération… « Je me demandais comment vous alliez attirer l'attention… » Le sourire en coin était-il de trop ? La réponse de Renaud Lagrave était sans équivoque. « Vous estimez que ce n'est pas grave, vous avez l'air de nous prendre pour des guignols ? Dont acte. Nous, on marque le coup. »

« Alors je vais vous dire au revoir, parce que je ne retirerai pas cette délibération. À force de grossir le trait et de caricaturer les débats, on frise l'irresponsabilité. Votre geste symbolique est inapproprié par rapport au sujet et à la gestion d'une municipalité. »

Et après avoir voté contre ce qui n'était « qu'un avis » - la délibération sur la fermeture étant programmée lors du prochain Conseil du 29 juin - l'opposition pouvait se lever comme un seul homme. « À votre place, nous n'aurions pas fermé cette école. »

En même temps, personne n'était non plus à la place de Raymond Domenech hier soir.

Les élus du groupe de l'opposition municipale "Ensemble Pour Mont de Marsan" tiendront 2 réunions publiques de compte rendu de mandat:

MERCREDI 19 MAI à 19h à la salle du petit bonheur

MARDI 25 MAI à 19h à la salle Georges Brassens

Entrée libre.

Après avoir tourné autour du pot pendant des semaines, la mairie a annoncé hier après-midi la fermeture de la maternelle. Les parents hurlent, l'opposition également

L'école du Manot fermera à la rentrée prochaine. La nouvelle, qui avait fini par ressembler à un secret de polichinelle, a été communiquée aux parents d'élèves hier. C'est Éliane Darteyron, l'adjointe à l'éducation et à la petite enfance, qui est venue l'annoncer aux quelques parents d'élèves qui avaient pu se rendre disponibles.

Olivier Bérot, un parent d'élève, s'étrangle de colère. « Alors que la décision était prise depuis fort longtemps, la mairie a appelé les parents dans la matinée pour leur signifier que l'annonce serait faite à 13 heures. La plupart ont dû l'apprendre en rentrant du boulot le soir. » De fait, les parents étaient une demi-douzaine (pour 18 élèves).

Mauvais moment

Peu nombreux donc mais remontés comme des coucous. Et c'est dans une ambiance particulièrement tendue que se déroule l'entrevue d'une vingtaine de minutes. Éliane Darteyron passe un très mauvais moment.

« Je ne m'attendais pas à ce qu'ils m'accueillent les bras ouverts, ni à ce qu'ils applaudissent », avoue l'adjointe qui, il faut le reconnaître, n'a pas manqué de courage sur ce coup-là. « C'était important que je leur annonce en personne. »

L'argumentaire de la mairie est connu. Une école avec 18 élèves, quatorze à la rentrée prochaine (aucune inscription, elles sont refusées, ne contrebalançant les départs en école primaire), ce n'est pas « rentable ». « À des moments, il faut être pragmatique », avait déclaré Geneviève Darrieussecq, lors du dernier Conseil municipal.

En fait le maire de Mont-de-Marsan suit là les préconisations des audits financier et organisationnel rendus fin 2008.

Rencontres à venir

« On ne s'attendait pas à une autre nouvelle, mais tout le monde est très en colère », soupire Natacha Jardinet, une des deux déléguées de parents. En colère sur le fond et sur la forme donc.

« À la veille des vacances, j'ai précipité ce rendez-vous, c'est quand même mieux que d'attendre la rentrée », poursuit Éliane Darteyron.

Tous les parents auront notification de la fermeture par courrier dès la semaine prochaine. « Je les rencontrerai individuellement après les vacances », poursuit l'adjointe.

Les directeurs et directrices d'écoles ont reçu un mail dès hier après-midi.

« Nous avons demandé que le maire vienne rencontrer parents et enfants après les vacances », précise Natacha Jardinet.

En attendant, Olivier Bérot continue de ruminer. « Qu'est-ce que ça veut dire de fermer une école avant de réfléchir à la carte scolaire ? C'est une volonté politique davantage qu'une volonté de service. Par ailleurs, on s'interroge sur le grand écart entre la volonté de dynamiser l'entrée ouest de la ville et l'abandon d'un service public tel que celui-ci. »

Avant de prendre effet, la décision de fermer devra être entérinée lors du Conseil municipal du 11 mai prochain. Compte tenu du rapport de force entre majorité, a priori favorable, et opposition, farouchement opposée, le vote ne fait guère de doute.

« Sur le fond, c'est une erreur et un choix politique grave que les Montois n'ont pas demandé, tempête Renaud Lagrave. Sur la forme, c'est une nouvelle illustration de la gouvernance façon Darrieussecq. On décide et après on concerte. »

Geneviève Darrieussecq a réuni la semaine passée les directeurs et directrices d'école. 19 d'entre eux, sur 21, étaient présents. À l'issue, et afin de clarifier les choses, ils ont rédigé un communiqué dont voici l'essentiel, sachant qu'il a été rédigé avant l'annonce de la fermeture faite vendredi.

Les directeurs et directrices « émettent, comme préalable à leur implication dans toute concertation, le retrait impératif de la décision de fermeture de l'école du Manot, condition nécessaire à la sérénité des débats ». Dans ce cas, ils « acceptent de participer à cette réflexion sur les secteurs scolaires mais souhaitent que celle-ci soit menée avec l'ensemble des partenaires concernés (collectivités territoriales, représentants des parents d'élèves, hiérarchie de l'Éducation nationale, personnels municipaux…) ». En outre, ils « réaffirment leur souhait que cette étude soit conduite globalement, à l'échelle de la ville, voire de la communauté d'agglomération » et pensent que cette réflexion « doit s'appuyer autant sur des données sociologiques et pédagogiques que sur les éléments chiffrés ».

Ils désirent que cette consultation « se déroule sans idée préconçue et en prenant le temps nécessaire pour aborder le fond des problèmes ». Enfin, ils ne revendiquent qu'un « rôle consultatif » qui en aucun cas ne les engage dans les futures décisions « qui restent du ressort du seul Conseil municipal ».

Gouvernance, réalisations, projets… Le porte-parole de l'opposition tire un bilan sans concession des deux ans de mandat de Geneviève Darrieussecq, maire de Mont-de-Marsan

 

Renaud Lagrave, nouveau vice-président de la Région, délégué à la CAM et conseiller municipal montois, siège dans les trois mêmes collectivités que Geneviève Darrieussecq. Presque, ils ne se quittent plus.

 

Cette proximité n'empêche pas le premier de sévèrement critiquer la seconde et de tirer évidemment un bilan tout autre des deux années de mandat du maire et des six mois de la présidente de la Communauté d'agglomération du Marsan.

 

 

Le premier fédéral du PS pointe d'abord le mode de gouvernance. « C'est ''je tranche dans le vif, voire même à vif et je discute après''. Pendant la campagne, on nous expliquait que ce serait un nouveau type de gouvernance. C'est effectivement nouveau. »

 

Et Renaud Lagrave de citer « les écoles, les clubs du 3e âge… La liste est tellement longue où ''c'est comme ça et pas autrement''.»

 

Voilà pour la gouvernance. La gestion financière maintenant. « Les recettes ne sont pas là et malgré ça, on constate un recours massif à l'emprunt et une velléité à taper dans le gras, même pas dans le gras, dans l'os, en l'occurrence les services rendus aux Montois. »

 

« On brade les services »

 

Et le porte-parole de l'opposition de dresser une liste moins amusante que celle de Jacques Prévert. « Le camping est fermé depuis septembre 2009 et on n'a toujours pas d'étude », « l'ouverture à la concurrence de la Régie des pompes funèbres », « l'installation des tentes de Madeleine confiée à une société privée »…

 

Last but not least, l'école du Manot. « Mon petit doigt me dit que la décision est prise depuis longtemps. » Et son petit doigt n'est pas content.

 

Conclusion : « On brade les services publics montois. Ce en quoi, elle ne fait que mettre en application les deux audits organisationnel et financier. »

 

Mais quand même, tout n'est pas mauvais. « Je note que Madame le maire écoute un peu son opposition. Le groupe scolaire de Saint-Médard sera restructuré, la salle Sarraute rénovée, la géothermie relancée… »

 

« Il y a un projet sur lequel on est moins écoutés, ce que je regrette profondément, c'est l'Anru. Il a été revu sacrément à la baisse qu'elle le veuille ou pas. La réalité, c'est qu'on a perdu un an avec des chicaillas. Ce n'est pas digne d'un dossier comme ça. Il n'y a pas de dessein pour ce quartier, pour qu'il attire, qu'il soit réellement intégré à la ville. »

 

Parmi les initiatives récentes, Renaud Lagrave ne voit pas grand-chose de bon. Les samedis piétonniers ? « Ils existent encore ? Ça fait un an qu'on demande un bilan qu'on n'a jamais eu. »

 

Les conseils de quartier ? « Ils utilisent des sommes importantes, comme 120 000 euros pour Saint-Médard, sans qu'on soit au courant de rien. »

 

Manque de débat

 

La vidéosurveillance ? « Elle pose un sacré problème. C'est une fausse bonne idée en termes de liberté publique. Le vrai problème là-dedans, c'est le désengagement de l'État. Les policiers n'ont pas assez de moyens. Face à ça, soit on résiste, soit on accompagne. Elle, elle accompagne. C'était pareil sur le départ du peloton de gendarmerie de Maridor, c'est la même chose pour l'hôpital qui est pourtant le deuxième employeur de la ville. On regrette mais on ne dit rien sur le désengagement de l'État. Jamais on n'a de débat sur ces questions en Conseil municipal. On l'a fait pour Klaus, pourquoi pas là ? »

 

Allez un petit mot sur Madeleine qui approche. « En expliquant l'an dernier que fermer les fêtes à 4 heures, c'était très bien, qu'elles devaient devenir davantage des fêtes de jour que des fêtes de nuit, elle a ouvert la boîte. Le préfet n'avait plus qu'à prendre son arrêté pour une fermeture à 3 heures cette année. » Plus surprenant, l'ancienne maison d'arrêt, celle de cette pauvre rue Dulamon qui mériterait bien qu'on s'occupe d'elle. « C'est encore le quartier de la Madeleine qui va trinquer. La mairie aurait dû racheter plutôt que de laisser faire des logements par des privés. C'était l'occasion de résoudre les problèmes de circulation. Et encore une fois, on apprend la nouvelle par la bande. »

Et à la CAM ?

« Il y a deux sujets majeurs, au moins. D'abord la médiathèque. Je suis content de voir que ça continue. ''On peut encore arrêter'' a-t-elle dit. Ça résonne bizarrement. Et puis surtout, il y a la rocade. Je suis catastrophé par le niveau du débat. On interpelle publiquement les autres collectivités en disant qu'il faut que ce soit comme ci et pas autrement. Soit on se braque, soit on essaye de discuter. Elle, elle s'accroche au doublement. Quant à urbaniser seulement à l'intérieur, ça n'a jamais été évoqué dans la campagne. On sait pourtant que l'urbanisation va exploser. Ce sont des barres qu'elle nous prépare pour loger les nouveaux habitants. Ça va générer une autre physionomie de la ville, c'est un vrai choix de société qui est posé. C'est l'avenir de la ville qui se joue. Au mois de juin, on aura le tracé LGV vers Pau. Il faut attendre pour mener une réflexion en conscience. Tracer une rocade au nord sera peut-être la meilleure solution. Le choix qu'elle fait n'est pas validé par les Montois. »

 

MANOT.Les parents ne désarment pas et sont soutenus par l'opposition

Une rencontre entre Geneviève Darrieussecq, Éliane Darteyron et les parents d'élèves de l'école du Manot a eu lieu la semaine passée. Elle n'a ni apaisé les craintes, ni arrondi les angles. Officiellement la mairie ne prendra sa décision qu'à la fin du mois après une rencontre avec les 23 directeurs et directrices d'école prévue le 12 avril. Mais il semble que la décision de fermeture soit prise.

« La mairie refuse d'inscrire de nouveaux enfants à la rentrée prochaine », clament les deux mamans déléguées de parents, Valérie Grayon et Natacha Jardinet. « Nous avons des lettres d'intention qui prouvent que déjà quatre enfants supplémentaires pourraient y venir. » Ce qui remonterait les effectifs à 18 élèves comme aujourd'hui.

La rumeur va bon train pour expliquer cette volonté municipale. Les parents ne croient pas le maire quand elle annonce qu'elle souhaite récupérer les locaux pour y installer une minicrèche avec des horaires atypiques. « Une est déjà en construction au Peyrouat », écrivent-ils à Geneviève Darrieussecq cette semaine « sans oublier que la superficie du terrain vous semble suffisamment intéressante pour qu'un projet immobilier fasse surface. »

L'académie attend de voir

Les déléguées de parents ont également été reçues à l'Inspection d'académie. La directrice de cabinet leur a expliqué que l'Inspection ne se prononcerait pas tant que la mairie n'aurait pas pris de décision. Elle s'alignera probablementent dessus tenant compte d'un seul indicatif, l'effectif.

Afin de sensibiliser les Montois à leur combat, les parents d'élèves du Manot seront ce matin sur le marché Saint-Roch afin de faire signer une pétition. Ils manifesteront également le 12 avril à Nahuques en amont de la réunion entre la mairie et les directeurs d'écoles.

Du devenir de l'école maternelle avec classe unique de trois niveaux, il a aussi été question lors du dernier Conseil municipal. Pour l'opposition, Michèle Péguy, membre de la commission scolaire, a dit sa surprise et sa désapprobation. « L'Inspection d'académie ne vous demande rien là-dessus. »

Jean-Michel Carrère a infirmé l'information comme quoi, l'équipe Labeyrie avait envisagé un temps de fermer cette école.

« Fermer une école, c'est grave », a estimé Renaud Lagrave.

Un tel dossier ne pouvait évidemment que glisser sur le terrain politique. On n'a pas fini d'en entendre parler. Et plus encore, si l'idée d'une fermeture d'une des quatre écoles du nord (Argenté, Péglé, Peyrouat, Saint-Jean-d'Août) se précisait.

Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@sudouest.com

VIDÉOSURVEILLANCE.La Ville souhaite l'implantation de caméras en milieu ouvert. Une dizaine serait prévue places Saint-Roch et de la Mairie, rues Gambetta et Sadi-Carnot

C'est un des sujets qui a fait débat lors du long, très long, conseil municipal de mardi soir. La Ville souhaite implanter place Saint-Roch et rue Gambetta des caméras de vidéosurveillance (rebaptisée vidéoprotection, politiquement plus correcte). Des caméras comme il en existe en milieu fermé (lire par ailleurs). Elles seront raccordées au commissariat et au siège de la police municipale. Et quitte à raccorder, les 25 déjà installées le seront également. Il en coûterait au total 250 000 euros.

Pour cette implantation, la Ville a sollicité une subvention en faveur du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance auprès du fonds interministériel compétent (FIPD). D'après Farid Heba, l'élu compétent sur le dossier, il est raisonnable d'espérer 135 000 euros du FIPD plus d'autres subventions encore. « Sur deux ans, ça ne coûtera pas grand-chose. »

L'opposition n'est pas convaincue. Elle tique devant le coût et s'interroge surtout sur l'efficacité du dispositif. Elle a d'ailleurs voté contre. « Vous nous avez pourtant dit que l'État n'avait pas d'argent », relève Renaud Lagrave.

Recrudescence de bagarres

L'argumentaire de Farid Heba est le suivant. « C'est une aide à l'intervention des forces de police sachant que l'on constate une recrudescence de bagarres et que ça peut servir également pour les grosses animations. » Ségolène Dauga se fait porte-parole de l'opposition sur ce coup-là. Elle a visiblement bossé le dossier. « On sait qu'il s'agit d'une priorité absolue du gouvernement mais quelle est son efficacité ? Aucun chercheur ne dit que la délinquance a baissé significativement grâce à cela. Une caméra ne peut pas intervenir en cas d'infraction, un fonctionnaire oui. »

Or, il n'est un secret pour personne que le fonctionnaire fond comme la neige au soleil. Un partant sur deux n'est pas remplacé, c'est valable dans les commissariats comme dans l'Éducation nationale.

Cette tendance nationale se complique encore à Mont-de-Marsan en raison de la présence du centre pénitentiaire de Pémégnan. Avant son ouverture, Brigitte Pommereau, à l'époque directrice départementale de la sécurité publique, avait estimé à 30 le nombre de renforts nécessaires. 17 seulement sont arrivés. Et comme dans le même temps 9 sont partis, le solde n'est que de 8.

L'opposition est contre

« Ce n'est pas satisfaisant quand on est élu. Ce n'est pas LA mesure mais j'y suis favorable », explique le maire. « D'autant plus favorable que le commissariat est en sous-effectif chronique. »

« Fréquemment des gens se plaignent. Ils ont appelé le commissariat et personne n'est venu. Je reçois souvent des courriers de personnes qui se sont fait agresser devant des établissements de nuit. Toutes ces choses m'inquiètent. Ce système a des avantages et en particulier de permettre des interventions plus rapides. »

« Là, on met le doigt dans un engrenage », déplore Renaud Lagrave. « Il s'agit de lieux publics. On n'en est plus aux lieux privés comme examinés précédemment en conseil municipal. »

L'opposition suggère que la somme de 250 000 euros soit affectée à la prévention. « Ce n'est pas parce certaines villes s'équipent de caméras qu'il faut le faire aussi. »

En amont du conseil municipal, la Ligue des droits de l'homme (LDH) avait distribué un tract demandant aux conseillers de ne pas adopter cette délibération. Son argumentaire est à peu de chose près celui de l'opposition municipale en plus musclé. Résumé : il faudra du personnel pour analyser les images et, confère plus haut, il y en a peu. Les caméras inquiéteront davantage les citoyens qu'elles dissuaderont les vocations délinquantes. Et puis qu'elle est leur fiabilité ? La LDH prend l'exemple des pompiers catalans filmés dans un supermarché de la région de la région parisienne et confondus avec des terroristes de l'ETA. « Le procédé peut faire désigner comme suspectes, voire coupables, des personnes parfaitement innocentes. »

La délibération a été adoptée. A priori, la place Saint-Roch devrait accueillir quatre caméras (une à chaque coin). Quatre à six autres seront disposées rues Sadi-Carnot et Gambetta et place de la Mairie. Les services techniques sont chargés d'étudier les détails de la question (nombre nécessaire, angles les plus judicieux...). Les caméras devraient être installées cette année et l'an prochain.

Auteur : jean-françois renaut
jf.renaut@suouest.com

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